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Ce qui caractérise « The Pitt », ce sont les alarmes stridentes des moniteurs, les blouses médicales maculées de sang et l’épuisement total des sauveteurs sous la lumière impitoyable et constante des tubes fluorescents. Ce n’est pas vraiment le décor idéal pour une série « feel-good »… du moins, c’est ce qu’on pourrait croire ! Pourtant, alors que cette série HBO, récompensée par cinq Emmys, est saluée comme la version la plus impitoyable de « Emergency Room » de l’histoire de la télévision, elle a depuis longtemps déclenché une toute autre polémique sur les réseaux sociaux : on lui reproche d’être trop « woke ». Dans le « Televisionary Talk Club », les animateurs Sabine Pawletta et René Freudenthal se penchent sur ce phénomène télévisuel : cette série sur les urgences en temps réel, devenue un véritable succès télévisuel, qui montre, à chaque épisode, une heure d’un seul service qui n’en finit jamais. La polémique autour de « The Pitt », la série chérie du public, est-elle un véritable désaccord sur le réalisme et la représentation dans les « séries médicales », ou simplement le prix à payer pour toute série qui observe les choses (trop) de près ? La journaliste Friederike-Zoë Grasshoff, de la « Süddeutsche Zeitung », analyse avec les animateurs comment la version la plus authentique d’« ER » de tout le secteur du streaming est devenue la « scène centrale du présent », comme elle l’a écrit dans un essai. Grasshoff sait exactement de quoi elle parle : avant d’écrire elle-même (également) sur la télévision, elle a passé plusieurs années, à l’adolescence, devant les caméras en tant que vedette de la série hospitalière « Nikola » diffusée sur RTL et suivie par des millions de téléspectateurs, avant d’étudier notamment la littérature à Freiburg. La devise du « Televisionary Talk Club » : exigeant ? Certainement. Sérieux ? Uniquement là où c’est nécessaire.
En collaboration avec le service « Regenbogen » de l’Université de Freiburg et l’association Rosa Hilfe Freiburg